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En l'espace de cinq volumes, Buronson (scénariste auquel on doit les
inoubliables aventures de Ken le survivant) et Hidenori Hara
(dessinateur plus connu pour ses histoires sur le sport ou pour ses
romances) mettent sur pied l'univers dur et sans concession d'un groupe
de yakuza qui se battent pour survivre sous la pression exercée par
d'autres gangs. Le postulat de départ est assez original puisque c'est
la fille d'un ancien yakuza décédé, Hyodô Maï, surnommée ""celle quÕon
cogne"" après une existence de souffre-douleur au lycée, qui décide de
remettre sur pied le clan de son père et de réunir ses anciens membres.
Une façon de découvrir, derrière l'apparence frêle de la jeune fille,
un être passionné doté d'une vraie force de caractère... Yakuza et
fiers de l'être, les membres du clan Hyodô ont cependant des principes
et respectent des valeurs sacrées. Loin d'encenser la violence gratuite
ou l'immoralité, Maï s'échine à imposer un nouveau code d'honneur à un
milieu qui semble avoir perdu bon nombre de ses repères... La ténacité
et l'éternel optimisme de la jeune fille vont faire des miracles : les
combats qu'elle va mener, toujours en première ligne, vont peu à peu
lui permettre de gagner l'admiration de ses pairs.
Violente mais pleine dÕespoir, G Gokudo Girl est une série sur le
respect Ñ respect de soi autant que des autres Ñ et sur la nécessité,
pour les membres d'un même groupe, de partager des idéaux communs. Le
dessin précis de Hidenori Hara met superbement en scène la tension,
presque palpable, de certaines scènes, avant de laisser s'exprimer de
façon percutante leur dénouement. Un manga efficace et non dénué
d'humour pour découvrir, sous un angle original, l'univers impitoyable
des bandes organisées japonaises.
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